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Chirurgie mammaire : reconstruction post cancer
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Reconstruction mammaire, la chirurgie post-cancer du sein
Le cancer du sein est l’un des cancer le plus diagnostiqué chez les femmes. Selon les dernières statistiques, une femme sur 9 risque
d’être atteinte d’un cancer du sein au cours de sa vie. Les hommes aussi peuvent en êtres touchés, mais rarement. Moins de 1 % des cas
de cancer du sein touchent des hommes.
Le nombre de femmes atteintes a progressé légèrement au cours des trente dernières années. Cependant, le taux de mortalité a constamment
diminué durant la même période, grâce aux progrès accomplis en matière de dépistage, de diagnostic et de traitement.
La reconstruction mammaire a pour objectif fondamental de redonner une silhouette féminine en apportant un confort moral à toute femme ayant
subi un cancer du sein.
La chirurgie de reconstruction mammaire se donne donc pour grande ambition de redonner une forme et un volume à un sein mutilé par le passage
de la maladie. Le principe fondamental est de réconcilier la femme avec son corps, sa poitrine, de retrouver sa féminité.
La reconstruction post-cancer fait partie intégrante du traitement de la maladie. D’autant plus qu’elle ne gêne en rien la
surveillance médicale.
L’intervention de reconstruction mammaire après une amputation partielle (tumorectomie) ou totale (mastectomie ou mammectomie) peut se
pratiquer dans le même temps chirurgical (reconstruction mammaire immédiate) soit, lorsque des traitements complémentaires sont nécessaire,
quelques mois ou un an après (reconstruction mammaire secondaire).
Le chirurgien va alors reconstruire le volume et le galbe du sein manquant. Il doit également veiller à symétriser le sein restant. Enfin,
le chirurgien doit reconstruire l’aréole.
Il existe trois types de reconstruction mammaire : la reconstruction par prothèse mammaire, la reconstruction par expansion tissulaire
et la reconstruction par lambeau. Ces trois techniques peuvent être également combinées.
La reconstruction par prothèse mammaire
La reconstruction par la mise en place d’un implant mammaire est envisageable lorsque la qualité de la peau est bonne. En effet, cette
technique de reconstruction se destine aux femmes ayant une excellente qualité de peau, peu ou pas abîmée par la radiothérapie. Il est,
également, primordiale d’avoir un muscle grand pectoral régulier et épais. Ceci est essentiel pour une parfaite recouvrance de la prothèse.
La reconstruction par expansion tissulaire
L'expansion ou la dilatation tissulaire a pour objectif de créer de la peau sur la paroi thoracique afin d'implanter plus aisément
un implant mammaire. Il est ainsi plus facile de recréer un sillon mammaire.
Le chirurgien va mettre en place, dans un premier temps opératoire, une prothèse d’expansion. Puis durant une période moyenne de trois
mois, le chirurgien plasticien va procéder à un gonflage grâce à une petite valve. C’est ainsi qu’il sera possible d’avoir progressivement
une expansion de la peau.
Une fois l’expansion obtenue, le chirurgien va, dans un second temps opératoire, procéder à la mise en place d’un
implant mammaire définitif.
Cette technique de reconstruction mammaire s’adresse à des femmes dont la qualité de peau est excellente.
La reconstruction par lambeau
La reconstruction mammaire par lambeau se justifie en présence de peau de mauvaise qualité, abîmé par les traitements ou par
la radiothérapie.
Cette mauvaise qualité de la peau nécessite d’apporter des tissus d’une autre partie du corps. La technique chirurgicale du lambeau permet
donc l’apport d’un tissu épais. Le lambeau améliore la vascularisation des tissus et il augmente la tolérance d’un implant mammaire comme
après une radiothérapie.
La reconstruction mammaire par lambeau est possible en utilisant le muscle du dos (lambeau du grand dorsal), soit en utilisant le muscle et
la peau de l’abdomen (lambeau de grand droit).
La reconstruction mammaire par lambeau du grand dorsal :
Le muscle du grand dorsal est très large puisqu’il s’étend sur la moitié du dos. Ce muscle permet de réaliser un lambeau et de reconstruire
de façon très fiable le sein amputé. Lors de cette intervention, il est également possible de prélever de la graisse sur le dos afin de faire
une reconstruction mammaire sans prothèse. C’est une reconstruction par lipofilling, autrement dit par greffe de graisse.
Par contre si la réinjection de graisse n’est pas possible, le chirurgien plasticien mettra en place un implant mammaire.
La reconstruction mammaire par lambeau du grand droit de l’abdomen ou TRAM :
L’intervention de reconstruction mammaire par lambeau de grand droit (muscle abdominale avec peau et graisse situé en dessous du
nombril) permet de recréer un sein d’aspect naturel sans avoir à mettre en place un implant mammaire.
Le prélèvement du muscle grand droit entraîne une perte de substance musculaire au niveau de la paroi abdominale et nécessite une
réparation par une plaque synthétique.
La seconde étape de la reconstruction mammaire est la symétrisation des deux seins afin d’obtenir un résultat harmonieux. Cette étape est
soit simultanée, soit différée dans un second temps.
Dans le cas où une patiente souhaite faire cette harmonisation de sa poitrine, le chirurgien plasticien utilisera toutes les techniques
dont la chirurgie esthétique dispose (intervention de ptôse, augmentation mammaire....)
En dernier lieu de la reconstruction, le chirurgien va recréer une aréole et un mamelon. De nombreuses techniques existent, ainsi il est
possible de reconstruire le mamelon par une greffe de l’hémi-mamelon. L’aréole peut être aussi reconstruite par une greffe de peau prélevée
au niveau génito-crural ou par un tatouage.
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