

Le développement du lymphome anaplasique à grandes cellules a été associé à la pose d’implants mammaires dans le décès d’une femme, en début de semaine.
Cependant, à ce jour, il n’est pas possible d’associer les implants mammaires à la survenance d’un lymphome anaplasique à grandes cellules.
Aujourd’hui, on dénombre plus de 10 millions de femmes, à travers le monde, porteuses de prothèses mammaires.
Le lymphome anaplasique à grandes cellules n’est pas le cancer du sein. Il s’agit d’un type de lymphome (cancer du sang) qui affecte particulièrement les globules blancs appelés cellules T. Lorsque des femmes sont porteuses des implants mammaires, ce cancer peut survenir dans la capsule de tissu qui se forme autour de l’implant.
Ce type de cancer est diagnostiqué chez 3 femmes sur 10 millions. À ce jour, on a recensé environ 30 cas de développement d’un lymphome anaplasique à grandes cellules chez des femmes ayant des implants mammaires avec du sérum physiologique ou avec gel de silicone. Les implants portés étaient de différentes marques et non pas exclusivement des PIP.
Il y a environ 80 cas au total de lymphome dans le monde et 50 patiente ne portaient pas de prothèses mammaires.
Le lymphome anaplasique à grandes cellules se développement dans différentes parties du corps, y compris dans les ganglions lymphatiques et la peau.
Les symptômes du lymphome pour les patientes ayant des implants mammaires peuvent êtres : un gonflement persistant, des douleurs autour de l’implant ou encore un développement d’une asymétrie des seins.
Cette forme de cancer est extrêmement rare. Il est, statistiquement, plus probable d’avoir la foudre qui tombe sur la tête que de développer ce type de cancer.
Nous avons appris avec tristesse le décès de Edwige L. qui a succombé à un lymphome anaplasique à grandes cellules.
Il est très difficile et prématuré d’associer le tragique décès de Edwige aux implants mammaires de la firme PIP.
Cependant, à l’heure actuelle, aucune donnée scientifique ne permet de constater un lien de causalité entre la survenance d’un lymphome anaplasique à grandes cellules et le présence d’implants mammaires.
Le scandale PIP (Poly Implant Prothèses) éclate courant mars 2010. L’Agence des produits de santé (AFSSAPS) a alors retirer du marché l’ensemble des implants mammaires en silicone fabriquées par la firme PIP. Ce retrait du marché est intervenu car il a été constaté que ces implants PIP ont un taux de rupture beaucoup plus important que chez les autres fabricants de prothèses mammaires.
Ce taux de rupture, anormalement élevé, est dû au fait que le gel de silicone utilisé par la firme n’était pas destiné à un usage médical mais à un usage industriel. Cette fraude a pour conséquence une gélification qui favorise les fuites du silicone à travers l’enveloppe de l’implant pouvant le fragiliser jusqu’à la rupture.
De plus, il semblerait que depuis 2005, le fabricant PIP a supprimé une couche barrière, fragilisant ipso facto la membrane et favorisant les ruptures.
Mais, on ne peut évoquer, d’une manière scientifique et rigoureuse, le lien de cause à effet entre les prothèses PIP ou autre et le lymphome anaplasique à grandes cellules.